Lassés d’une longue attente avant d’être soignés ou opérés dans leur propre pays, les étrangers, en particulier les Européens, préfèrent les institutions médicales turques en raison de leur procédure rapide et de qualité.

La Turquie est classée quatrième sur la liste mondiale du tourisme de santé en termes de nombre de patients desservis et en troisième position en termes de revenus générés.

« Quelque 756 000 touristes en santé ont été accueillis en 2017, générant 7,2 milliards de dollars américains », a déclaré Emin Çakmak, président fondateur du Turkish Healthcare Travel Council.

Citant l’équipement d’oncologie de pointe utilisé en Turquie, il a salué les investissements sérieux dans l’industrie de la santé au cours des 15 dernières années, qui ont complètement amélioré l’infrastructure et la technologie de la Turquie.

Afin de faire progresser le tourisme de santé en plein essor actuellement, le gouvernement turc a annoncé une série de nouvelles réglementations et d’incitations à l’investissement pour le secteur le mois dernier.

Selon le ministre turc des Finances, Naci Agbal, les règles de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) récemment promulguées prévoient une exonération de la TVA pour les patients étrangers en Turquie qui reçoivent des services dans ce secteur.

La Turquie, qui a atteint un niveau de succès plus élevé avec le concept qu’elle a créé dans le secteur ces dernières années, a connu une augmentation de 31% dans le tourisme de santé en 2017, à un moment où l’économie du pays connaît des difficultés de dépréciation de la livre turque.

« La santé et les soins pour les personnes âgées sont une activité très coûteuse, de nombreux pays cherchent des moyens de réduire les coûts élevés : avec son soleil, ses installations médicales qualifiées, son personnel et ses installations thermales, la Turquie est une grande opportunité », selon Agbal.

Pour 2018, l’industrie du tourisme médical en Turquie vise à attirer 800 000 patients et 8 milliards de dollars de revenus, l’Asie de l’Est étant l’un des marchés les plus prometteurs.

Selon Çakmak, la Turquie a accueilli 200 touristes chinois pour des thérapies esthétiques ou anti-âge en 2017, et attend 1000 touristes chinois cette année car le coût est inférieur de 50% à celui de la Suisse et des États-Unis.

En fait, les traitements existent dans presque tous les domaines de la médecine, qu’il s’agisse de transplantations d’organes, de traitements cardiovasculaires, d’obésité ou de chirurgie oculaire.

« J’ai dû attendre jusqu’à un an aux Pays-Bas pour subir une chirurgie de la cataracte, mais ici, cela a été fait en quelques jours et je suis vraiment heureux du résultat » , a déclaré Joost Van der Bosh, un patient étranger qui a été opéré dans la ville d’Antalya, dans le sud de la Turquie.

La Turquie est également devenue un pionnier dans la greffe de cheveux, avec des personnes de plus de 70 pays qui cherchent des services d’implant capillaire dans le pays transcontinental.

« La Turquie est l’un des principaux pays au monde dans le domaine de la greffe de cheveux, et nos médecins spécialisés dans le tourisme de santé possèdent de sérieuses compétences » , a déclaré Özlem Safiye Kurt, professionnelle du secteur du tourisme médical.

La qualité et le succès de la Turquie en matière d’implant capillaire ont suscité un vif intérêt de la part de l’Arabie saoudite, du Koweït, du Qatar et des Émirats Arabes Unis au Moyen-Orient, ainsi qu’en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, en Italie, en Espagne et en France.

Selon Kurt, les touristes reçoivent des services de greffe de cheveux en Turquie à la moitié du prix que dans leurs propres pays.

« Nous avons eu des milliers de patients en provenance d’Europe ces cinq dernières années et certains d’entre eux sont revenus pour avoir des cheveux plus volumineux » , a déclaré une représentante de la clinique à Istanbul.

« Les frais de traitement couvrent également un séjour de deux nuits dans un hôtel pour les patients qui veulent faire du tourisme à Istanbul, le cœur historique de la Turquie » , a t-elle ajouté.

Outre une bonne coordination entre plusieurs ministères, la compagnie aérienne turque Turkish Airlines, avec un nombre croissant de destinations, contribue également de manière significative au secteur florissant.

« Turkish Airlines dessert plus de 300 destinations, ce qui en fait un atout important, car les patients peuvent également obtenir un visa en ligne, ce qui facilite les déplacements », a souligné Çakmak.

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Le business de la greffe de cheveux prend de plus en plus d’ampleur dans le monde. La Turquie s’est imposée comme l’une des destinations incontournables pour cette chirurgie capillaire. Les touristes viennent de partout le monde pour réaliser des interventions capillaires dans les cliniques privées. Plusieurs raisons peuvent expliquer cela.

La Turquie, une destination touristique, mais pas que

La Turquie est réputée pour être l’une des grandes destinations touristiques en Europe. Chaque année, des millions de touristes s’y rendre pour passer des moments agréables. Il faut reconnaître que c’est une destination séduisante qui possède de nombreux atouts touristiques. La magnifique ville d’Istanbul, ses palais et ses mosquées, Izmir, les stations balnéaires d’Antalya et de Bodrum… sont des sites exceptionnels à découvrir. Mais depuis quelques années, ce pays ne s’est pas uniquement fait remarquer que par ses attractions touristiques. Un autre genre de tourisme prend de plus en plus d’ampleur dans le pays. Il s’agit notamment du tourisme capillaire. De nombreux étrangers se rendent dans ce pays pour juste réaliser une greffe capillaire. En première ligne, on retrouve les européens en provenance de l’Allemagne, de la Belgique, de la France, de la Suisse… Les étrangers venant de l’Arabie Saoudite y sont aussi bien représentés.

Pourquoi la Turquie est devenue une destination incontournable du tourisme capillaire ?

Si la Turquie vient en bonne position dans le domaine du tourisme capillaire, cela n’est pas le fait du hasard. Il faut noter que ce pays possède plusieurs atouts qui en font une destination incontournable du tourisme capillaire. En premier lieu, on a le fait que les cliniques turques spécialisées dans la greffe capillaire offre une prestation de qualité. En effet, cette prestation n’a parfois rien à envier à celle qui est pratiquée en France. Les interventions capillaires sont effectuées par des professionnels. Ces chirurgiens ont également de l’expérience et utilisent une technologie de pointe. En plus de la qualité de service, il faut aussi ajouter que les tarifs pratiqués dans ce pays sont moins cher par rapport à d’autres pays. Le prix d’une greffe capillaire en Turquie est parfois 2 à 3 fois moins cher qu’en France.

Par ailleurs, une fois que votre greffe capillaire est terminée, vous aurez l’occasion de visiter les endroits chics de ce pays.

En définitive, la Turquie possède différents atouts qui en fait une destination privilégiée pour quiconque veut réaliser une greffe de cheveux. Cliniques de renommée, technologie de pointe, chirurgiens compétents et expérimentés, tarifs abordables… Toutes les conditions sont réunies.

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Grâce à des prestations avantageuses, les transplantations capillaires rapportent plus d’un milliard d’euros à l’économie turque.

Ce ne sont pas les chauves-souris, mais les chauves-touristes d’Istanbul. On en croise inévitablement dans les parages des nombreux hôtels et restaurants des petites rues adjacentes à la place Taksim. Un bandeau de gaze blanc autour de la tête remplace souvent leur chèche habituel. Leur crâne est encore piqué de points rouge sang, parfois violacé par un hématome. Le haut du visage – les yeux inclus – est plus ou moins tuméfié. On les distingue par leur dialecte en arabe : Irakiens, Saoudiens, Marocains ou autre. Ils ont entre 35 et 55 ans. La plupart du temps, on les voit attablés ou se promenant dans les rues avec femme et enfants. Car ils viennent souvent en famille afin de prolonger par un séjour touristique l’objet principal de leur voyage : la lutte contre la calvitie.
Follicules

Les opérations de transplantation capillaire attirent tous les ans plus de 100 000 hommes, en grande majorité venus de pays arabes, vers les rives du Bosphore. Parmi lesquels 30 000 Saoudiens qui auraient fait le voyage en 2016. Khaled, 36 ans, est l’un d’entre eux. Il avait suivi l’exemple et les conseils de son frère aîné et de deux de ses collègues d’une banque de Jeddah, où il habite. «Cette décision, que j’ai prise après beaucoup d’hésitations, est l’une des meilleures de ma vie», assure le Saoudien. «Je suis soulagé tous les jours en me regardant dans la glace. Avant, le haut de mon crâne chauve me vieillissait d’au moins une dizaine d’années. Je sortais très rarement tête nue», dit celui qui portait le plus souvent le keffieh traditionnel, comme la plupart des hommes du royaume wahhabite. Visiblement satisfait des résultats de l’intervention sur sa coiffure, il vante aussi les conditions d’accueil et de prise en charge médicale de la clinique d’Istanbul où il a été opéré.

Sur leur page en arabe, les établissements turcs spécialisés dans l’implantation capillaire rivalisent dans la promotion de leurs compétences médicales. Mais aussi de l’offre de services d’accompagnement à leurs clients du Moyen-Orient, ainsi que des assurances et garanties postopératoires qu’ils proposent. Ils mettent en avant leur longue expérience, les bons résultats confirmés par les photos avant-après, les témoignages de ceux qui «leur ont fait confiance».
Effet d’entraînement

Les forfaits de trois à cinq jours incluent parfois l’hôtel. Le plus souvent, un accueil à l’aéroport et un chauffeur pour les allers-retours le jour de l’opération sont également compris. Sans parler de la visite de contrôle vingt-quatre à quarante-huit heures plus tard. Les techniques de l’implantation sont détaillées, illustrées sur les sites web. Sous anesthésie locale et moyennant une vingtaine d’injections dans le crâne, il faut compter entre quatre et sept heures d’intervention, selon l’importance de la calvitie. On prélève d’abord les follicules dans les zones chevelues, souvent à l’arrière de la tête. Puis on les implante sur le crâne lisse. «La douleur est négligeable et il suffit d’un simple analgésique pendant les deux jours suivants pour ne pas la sentir», vante-t-on dans les brochures publicitaires.

Le coût varie de 1 000 à 2 500 euros, en fonction de la clinique et de l’importance de l’opération. «J’ai payé le tiers de ce qu’on me demandait à Jeddah pour la même intervention, raconte Khaled. Même en comptant le voyage et le séjour à l’hôtel, je reste gagnant.»

Les prix avantageux des vols en provenance des différentes villes arabes vers Istanbul, ajoutés au fait que la plupart des ressortissants de ces pays n’ont pas besoin de visa d’entrée en Turquie, contribuent à l’essor sans précédent des cliniques turques. On en compte près de 400 rien qu’à Istanbul.

Cette petite chirurgie masculine, devenue une industrie, rapporte plus d’1 milliard d’euros à l’économie turque. Elle a aussi un effet d’entraînement pour d’autres interventions esthétiques. Les femmes arabes accompagnant leur mari pour une implantation capillaire à Istanbul se laissent ainsi de plus en plus tenter par une liposuccion des hanches. Ou une réduction du nez.